connaitre sa capacité de financement
Source: http://www.seloger.com/140589/153915/eSText_actu.htm
En suivant les étapes d’une méthode empirique éprouvée par des millions de propriétaires, tout candidat à l’acquisition d’un logement peut rapidement se convaincre qu’il est possible de bâtir son propre patrimoine. Le point de départ consiste à faire le point sur sa propre capacité financière à emprunter une somme déterminée. A condition de songer à mettre les banquiers en concurrence, l’intéressé s’apercevra que ses interlocuteurs banquiers tiendront beaucoup à l’avoir comme client même si cela doit se faire au prix de la renégociation, à la baisse, des frais de dossier et du taux du crédit initialement proposé. En présence d’un dossier bien ficelé, il n’est en effet pas extravagant d’espérer obtenir une réduction de taux pouvant aller jusqu’à 0,75 %. En espèces sonnantes et trébuchantes, cela correspond à une économie de 8 640 € sur un crédit de 150 000 € remboursable en 15 ans. En effet, dès lors qu’ils se sont persuadés que le risque d’incident de remboursement du crédit qu’ils vont accorder est contenu, les banquiers s’engagent volontiers à prêter des sous. Pour se rassurer, ils appliquent la règle habituelle d’un endettement maximum de 30% des revenus mensuels et tiennent volontiers compte, outre les sommes directement épargnées par le candidat emprunteur, de celles qui proviennent des divers placements (actions et SICAV), des héritages, des dons familiaux, des sommes obtenues au titre de la participation aux résultats des entreprises et cela va de soi, de celles qui proviennent de la vente d’un bien immobilier. C’est ce que l’on appelle l’apport personnel. A cet égard, comme nous le verrons dans les lignes qui suivent, il est précieux de savoir que certains prêts, alors même qu’ils constituent une charge en terme de remboursement, sont considérés comme faisant partie de l’apport personnel. Il en est ainsi des prêts du 1 % logement, des crédits accordés par les caisses de retraite et ceux alloués aux fonctionnaires, des prêts consentis par les membres de la famille et lorsqu’ils existent, des prêts de certaines collectivités locales. Ce premier cap ayant permis de définir une capacité d’acquisition, le candidat à l’acquisition doit trouver le logement adapté à ses besoins et signer sans hésitation un contrat de réservation. Lors de cette seconde étape, une attention scrupuleuse doit être portée à la description du futur logement. La surface habitable, le nombre de pièces, le type et la qualité des matériaux, la situation du logement dans l’immeuble (étage exposition) ainsi que les équipements collectifs et leurs conditions d’utilisation. Si le bâtiment n’est pas sorti de terre et s’il n’est pas possible de visiter un logement témoin, il est évidemment recommandé d’aller sur les lieux pour se rendre compte de l’environnement, de la fréquentation du quartier, des équipements (écoles, commerces, etc…) et des transports en communs. Quant au constructeur, il doit impérativement justifier d’une assurance garantissant son activité et sa responsabilité. Viennent ensuite les différentes étapes du contrat de vente sur plan qui consistent d’abord en la signature d’un contrat préliminaire, autrement dénommé contrat de réservation qui aboutira, au terme d’un processus réglementé et sécurisé à la livraison du logement neuf et à la remise des clés. Avant cela, nous allons évoquer ces petits prêts qui confortent l’apport personnel de l’emprunteur sans mettre sa solvabilité en péril.
- Quels justificatifs pour constituer un dossier de prêt ?
Les établissements de crédit veulent connaître les risques qu’ils encourent avant d’accorder un prêt et demandent des justificatifs. S’il n’est pas connu de l’agence, le client doit en premier lieu fournir une pièce d’identité et un justificatif de domicile. Quant à ses revenus, le candidat emprunteur doit présenter ses trois derniers bulletins de salaire ou sa déclaration 2035 s’il ne perçoit pas de salaire, les avis d’imposition des deux dernières années ainsi que les relevés de (tous ses) compte(s) des trois derniers mois, ainsi que les tableaux d’amortissement des prêts éventuellement en cours. Si le client est créancier d’une pension alimentaire, il doit fournir une copie de la décision de justice qui lui reconnaît ce droit. De même, s’il perçoit des revenus locatifs, une copie des baux en cours lui sera demandée. Quant au financement, il lui appartient naturellement de justifier du montant de l’apport personnel. S’agissant du bien à financer, le banquier demande une copie de la promesse de vente ou du contrat de réservation ou de construction pour un achat dans le neuf et, cela devient très courant, un avis de valeur du logement.